Reflet · conditions d’utilisation

Conditions d’utilisation

Dernière mise à jour : 28 août 2026

1. Nature de Reflet

Reflet est une œuvre web participative : les fragments déposés (texte, son, image, vidéo) sont anonymes et rejoignent une mémoire collective visible publiquement, naviguée dans le temps. En contribuant, vous acceptez que votre fragment soit affiché, agrégé et rejoué dans les différentes formes de l’œuvre (board, scène immersive, compositions, performances et projections publiques, diffusions liées à l’œuvre), et transmis aux autres instances de Reflet décrites au §4. Ce droit est gratuit, non exclusif, valable partout, pour la durée des droits, et il ne sert à rien d’autre.

2. Contributions

3. Demander le retrait d’un fragment

Quand vous déposez un fragment depuis le board, votre navigateur fabrique un jeton de retrait : une suite de caractères tirée au hasard. Il ne nous parvient pas — nous n’en recevons qu’une empreinte, dont on ne peut pas revenir en arrière. Présenter ce jeton, c’est prouver que ce dépôt est le vôtre, sans jamais avoir dit qui vous êtes.

Le jeton ne supprime rien. Il accompagne une demande, que la page reflet-web.net/retrait transmet. Le retrait est ensuite effectué par un administrateur : dans Reflet, la suppression de contenu est réservée aux administrateurs d’un espace ou de l’installation, et c’est le seul geste qui détruise quoi que ce soit. Ce détour vous protège : le jeton est au porteur, et s’il suffisait à supprimer, quiconque le trouverait pourrait effacer votre fragment sans recours.

Sur un appareil partagé — poste d’exposition, ordinateur familial, machine publique —, votre navigateur garde les jetons des dépôts faits depuis cette machine : la personne suivante pourrait demander le retrait de vos fragments. Le bouton « oublier mes jetons sur cet appareil », en bas de la page de retrait, efface ces jetons — et rien d’autre : les fragments restent. Utilisez-le avant de laisser la place, ou ne déposez pas depuis un appareil partagé si cela vous importe.

Toutes les voies de dépôt ne délivrent pas de jeton : l’extension de navigateur, la fenêtre d’envoi rapide, et tout fragment déposé avant le 31 août 2026. Ces fragments-là ne peuvent être retirés que par la modération, sur demande à contact@reflet-web.net — il faudra alors nous les décrire assez précisément pour les identifier, c’est-à-dire renoncer, envers nous, à une part de l’anonymat que l’œuvre vous garantit par ailleurs.

4. Les autres instances

Reflet est fait pour exister en plusieurs lieux. Une instance est une installation de l’œuvre tenue par quelqu’un d’autre : une borne dans une exposition, un autre serveur. Les instances peuvent échanger leurs fragments.

Ce que cela veut dire pour vous, simplement : un fragment déposé ici peut être recopié ailleurs, chez un exploitant que vous n’avez pas choisi et qui répond de sa propre installation. Aucune instance n’est ajoutée automatiquement : c’est toujours un geste humain, et la liste sera publiée sur cette page. À ce jour, aucune autre instance ne reçoit de copie de vos fragments.

Quand un retrait est effectué ici, nous émettons un avis de retrait à destination de ces instances. Votre jeton, lui, ne quitte pas cette instance : il ne vaut que là où vous avez déposé. C’est voulu — c’est aussi ce qui donne à notre avis de retrait autorité chez les autres.

5. Ce que le retrait ne garantit pas

Nous retirons, nous prévenons, nous ne garantissons pas. Sans détour :

Le retrait laisse par ailleurs une trace. Nous inscrivons — et transmettons aux autres instances — un enregistrement daté (au jour, pas à la seconde) disant qu’un fragment portant tel identifiant a été retiré. Cet enregistrement ne contient rien de votre contenu, et il ne s’efface pas : c’est lui qui empêche le fragment de revenir. L’instance publie aussi la liste des fragments vivants : un observateur attentif peut donc constater qu’un fragment a été retiré, et lequel — et il a pu en garder le contenu avant. Enfin, si vous retirez plusieurs fragments à la suite, ces traces se succèdent : quelqu’un peut en déduire qu’elles viennent d’une même personne, alors que les dépôts, eux, ne le laissaient pas deviner. C’est pourquoi ces dates sont arrondies au jour. Si cela vous préoccupe malgré tout, espacez vos demandes.

Autrement dit : l’effacement est réel là où nous avons prise, il est fait sans délai de notre côté, et il n’est pas absolu. Un fragment déposé doit être considéré comme public. Le retrait est un effort, pas une garantie.

6. Signaler un fragment

Si un fragment vous nomme, vous concerne, ou vous paraît illicite, écrivez à contact@reflet-web.net : vous n’avez pas de jeton, puisque vous ne l’avez pas déposé, et la modération est alors la seule voie. Si ce fragment a été déposé sur une autre instance et seulement recopié chez nous, nous le retirons de chez nous et transmettons votre demande — nous ne pouvons pas le retirer de chez les autres.

Pour que nous puissions agir, dites-nous (l’adresse de la page, l’espace, de quoi identifier le fragment), quoi (ce que vous lui reprochez), et une adresse pour vous répondre. Un message trop vague pour retrouver le fragment ne nous permet pas d’agir : nous vous le dirons et vous demanderons de le compléter, plutôt que de le classer.

7. Espaces personnels

Un espace personnel (reflet-web.net/votre-nom) est associé à un identifiant, une adresse e-mail et un mot de passe. L’adresse e-mail sert à l’activation du compte, à la vérification en deux étapes lors des connexions et aux notifications liées au compte.

8. Mots de passe

9. Données

Reflet collecte le strict nécessaire : les fragments déposés (anonymes), et pour les propriétaires d’espace l’identifiant, l’adresse e-mail et des éléments techniques de connexion (appareils connus pour la vérification en deux étapes). Pour les fragments envoyés depuis l’extension de navigateur ou la fenêtre d’envoi rapide, l’adresse de la page que vous lisiez est enregistrée avec le fragment. Une trace horodatée de votre adresse IP est conservée à part, pour limiter les envois automatisés. Elle est effacée par un balayage périodique ; sur un site peu fréquenté, une entrée peut donc subsister au-delà de vingt-quatre heures, faute de trafic pour déclencher ce balayage.

Nous ne vendons rien et ne cédons rien à des annonceurs ni à des services d’analyse. Les courriels de compte sont acheminés par un prestataire d’envoi. Les seuls autres destinataires possibles de vos fragments sont les instances décrites au §4.

10. Vos droits sur vos données

La loi vous donne des droits sur vos données : les consulter, les corriger, les effacer, vous opposer à leur usage. Elle prévoit aussi le cas d’un service qui ne peut pas reconnaître les personnes : celui-là n’est pas tenu de répondre à une demande qu’il ne peut rattacher à personne, sauf si la personne fournit de quoi se faire reconnaître. Reflet est ce cas, et ce n’est pas une échappatoire : c’est la conséquence directe de l’anonymat que l’œuvre vous garantit.

Devant un fragment, nous ne savons pas qui l’a déposé. Une demande qui dit seulement « effacez mes données » ne désigne rien : y répondre au jugé, ce serait effacer le fragment de quelqu’un d’autre. Le jeton est ce « de quoi se faire reconnaître ». Ce qu’il permet — et ce qu’il ne permet pas — est décrit au §3.

Avec votre jeton, nous vous disons aussi tout ce qui est enregistré avec ce fragment, y compris ce que le tableau n’affiche pas : pour un envoi par l’extension ou par la fenêtre d’envoi rapide, l’adresse de la page que vous lisiez (§9). Sans jeton, nous ne pouvons pas : nous ignorons lequel est le vôtre. Si vous êtes propriétaire d’un espace, en revanche, nous vous connaissons, et vos droits s’exercent normalement à contact@reflet-web.net.

Nous ne demandons pas votre âge et n’avons aucun moyen de le vérifier : c’est la conséquence de l’absence de compte, et nous n’y remédierons pas par un contrôle d’identité, qui détruirait l’anonymat de tous. Un parent, un tuteur ou un enseignant qui reconnaît la contribution d’un enfant peut en demander le retrait (§6).

Si notre réponse ne vous convient pas, ou si nous ne répondons pas, vous pouvez saisir la CNIL : cnil.fr/fr/plaintes. C’est gratuit, et vous n’avez pas besoin de passer par nous d’abord.

11. Suppression d’un espace

Un propriétaire peut demander la suppression de son espace. L’administrateur du site peut fermer un espace en cas de manquement aux présentes conditions.

12. Le logiciel est libre

Reflet est publié en logiciel libre, sous licence GNU Affero General Public License v3. Vous pouvez télécharger le code, le lire, le modifier, l’installer sur votre serveur, ouvrir votre propre instance, en vivre si vous y arrivez. Sans nous demander d’autorisation et sans nous rendre de comptes. Le code est ici : il n’est pas publié sur une forge ouverte, mais il vous est remis sur simple demande à l’adresse de contact ci-dessus, sous 30 jours et sans frais — c’est ce que la licence exige, et c’est un engagement, pas une formule.

Ce que la licence demande en retour : conserver les mentions de licence, placer sous la même licence ce que vous en tirez, et — si vous exploitez une version modifiée accessible par le réseau — proposer votre code source aux personnes qui s’en servent. Cette dernière obligation est le cœur de l’AGPL, et elle est délibérée : les gens qui déposent un fragment ont le droit de savoir ce que fait le programme qui le reçoit. Elle vaut pour vous comme pour nous.

Cette liberté prime sur la présente page. Si une phrase d’ici paraissait la restreindre, c’est la licence qui l’emporte. Les fichiers LICENSE et NOTICE sont livrés avec le code ; le second dit quels composants tiers Reflet incorpore, et pourquoi aucune licence plus permissive n’était possible.

13. Le nom et l’œuvre

Le code n’est pas l’œuvre. Reflet est aussi une forme : la dérive des fragments, la navigation dans le temps, le graphisme, l’écriture de l’interface, la scène immersive et son écoute spatialisée. Cette forme a un auteur : Maxence Mercier. La licence porte sur le code. Elle ne cède ni le nom, ni la paternité. C’est le fonctionnement ordinaire du logiciel libre : Firefox est libre, son nom ne l’est pas.

Vous pouvez donc, sans rien demander : installer, modifier, exploiter, appeler votre installation comme vous voulez, et dire de quel logiciel il s’agit — « propulsé par Reflet », « d’après Reflet, de Maxence Mercier ». Nommer le programme qu’on exécute ne demande aucune permission.

Deux choses seulement sont réservées :

Et si une instance dénature l’œuvre ? La licence autorise la modification : nous ne pouvons pas l’interdire, et nous ne le souhaitons pas. Ce que l’auteur peut demander, c’est de ne pas y être associé. Modifiez librement ; ne signez pas de son nom.

Autant être clair sur ce que nous invoquons : « Reflet » n’est pas une marque déposée. C’est le nom d’une œuvre, revendiqué par son auteur, et rien de plus. Nous ne revendiquons aucun monopole sur le mot « reflet », qui est un mot courant du français. Si une installation entretient la confusion, nous écrivons d’abord, avec 30 jours pour changer de nom ou ajouter la mention qui manque. Un litige porterait sur le nom et la présentation — jamais sur votre droit d’exécuter le logiciel, que nous ne contestons pas.

14. Le corpus

Les fragments réunis ici forment une base de données. Elle n’est pas livrée avec le code : une installation neuve de Reflet est vide. Installer le logiciel vous donne la machine, pas la mémoire.

L’application sert ce corpus publiquement — c’est ainsi que le tableau s’affiche. Le consulter, le citer, en faire une capture, l’étudier, en parler dans un article, un mémoire ou un cours est libre, et nous n’y mettons aucune condition. Ce qui est réservé est plus étroit : en extraire ou en réutiliser l’ensemble, ou une partie substantielle, pour le reconstituer ailleurs. Le constituer et le tenir a un coût — collecte, modération, transcodage, conservation — et l’éditeur du site en est à ce titre le producteur.

L’échange entre instances est autre chose, et il est voulu : il est décrit au §4, il suppose un geste humain des deux côtés, et il transporte les retraits. Chaque instance a son corpus et son producteur. Si vous ouvrez la vôtre, cette base sera la vôtre.

15. Ce que nous ne protégeons pas

Par honnêteté, et parce qu’une mention juridique fausse ne vaut rien : l’idée de Reflet n’est pas protégée, et ne peut pas l’être. Réunir des fragments anonymes, les faire flotter, les parcourir dans le temps, les faire circuler entre installations autonomes : ce sont des idées, et les idées sont libres. N’importe qui peut faire une œuvre à partir de celles-là, sans nous demander, sans rien nous devoir.

Ce qui est protégé, c’est la manière : cette forme-ci, ce code-ci, ce nom-ci, ce corpus-ci. La meilleure protection de cette œuvre n’est d’ailleurs pas une interdiction : c’est la licence libre, qui empêche qu’on l’enferme.

16. Qui répond de quoi

Les fragments sont déposés par les visiteurs. Nous ne les écrivons pas, nous ne les commandons pas, nous ne les choisissons pas un par un. Mais nous ne sommes pas non plus un simple tuyau : l’œuvre agrège les fragments, les compose, les projette et les rejoue, et un espace peut être réglé pour relire chaque fragment avant qu’il paraisse.

Dès que nous avons connaissance d’un contenu manifestement illicite, nous le retirons, et nous rendons compte de ce retrait à qui l’a signalé. Le §6 dit comment nous prévenir ; nous répondons sous 72 heures ouvrées.

Chaque propriétaire d’espace répond de la modération du sien (§7). L’administrateur de l’installation peut en toute circonstance retirer un fragment ou fermer un espace. Chaque autre instance a son propre exploitant, qui répond de son installation comme nous répondons de la nôtre (§4).

Ce que nous ne promettons pas : qu’aucun contenu illicite n’apparaisse jamais. Un fragment s’affiche en quelques secondes, et une œuvre ouverte au public reçoit ce que le public y dépose.

17. Mentions légales

Ce site est édité à titre non professionnel par une personne physique. La loi permet à celle-ci de ne pas publier son identité ici, à condition de l’avoir communiquée à son hébergeur : c’est le cas, et l’hébergeur la tient à la disposition de l’autorité judiciaire. Directeur de la publication et responsable du traitement de vos données : la même personne. Pour la joindre — un signalement, une demande de retrait, une question — écrivez à contact@reflet-web.net ; une réquisition judiciaire passe par l’hébergeur ci-dessous.

Hébergeur : OVH SAS, 2 rue Kellermann — BP 80157, 59053 Roubaix Cedex 1, France. Téléphone : 08 203 203 63. RCS Lille Métropole 424 761 419.

Ces conditions relèvent du droit français, sans vous priver de la protection que vous donnent les règles impératives du pays où vous vivez. Nous ne vous imposons aucun tribunal. Avant d’en arriver là, écrivez-nous : beaucoup de choses se règlent en un message.

Ces conditions peuvent changer ; la date en tête de page fait foi. Un fragment reste régi par le texte en vigueur le jour où il a été déposé : nous ne nous autorisons pas à élargir après coup ce que vous aviez accepté. Les fragments déposés avant le 31 août 2026 ne sont donc pas concernés par la transmission aux autres instances annoncée au §1.

Ces mentions ne valent que pour reflet-web.net. Reflet est un logiciel libre : si vous lisez cette page sur une autre installation et qu’elle affiche encore ces informations, elles sont fausses — l’exploitant ne les a pas remplacées par les siennes, et c’est lui, pas nous, qui répond de ce qu’elle publie.

18. Contact

Pour toute question ou demande relative à un espace ou à une contribution : contact@reflet-web.net.